Home / Accueil

Maison François-Jacquet-Dit-Langevin

34, rue Saint-Louis, Québec, Québec, G1R, Canada

Reconnu formellement en: 1957/05/02

Maison François-Jacquet-Dit-Langevin; Ministère de la Culture et des Communications, Jean-François Rodrigue, 2006
Vue avant
Maison François-Jacquet-Dit-Langevin; Ministère de la Culture et des Communications, Jean-François Rodrigue, 2006
Vue latérale
Maison François-Jacquet-Dit-Langevin; Ministère de la Culture et des Communications, Jean-François Rodrigue, 2006
Vue latérale

Autre nom(s)

Maison François-Jacquet-Dit-Langevin
Maison Montcalm

Liens et documents

Date(s) de construction

1675/01/01 à 1675/12/31

Inscrit au répertoire canadien: 2007/03/23

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

La maison François-Jacquet-Dit-Langevin, classée en 1957, est une demeure d'inspiration française. Le bâtiment en pierre est composé de deux corps de logis contigus. Le premier, érigé en 1675 et reconstruit vers 1690, comporte un rez-de-chaussée coiffé d'un toit aigu à deux versants droits. Une annexe en pierre bâtie en 1795 s'élève en retour d'équerre à l'arrière. Le second, à deux étages et demi, a été édifié entre 1818 et 1820 et modifié en 1898. Il présente une façade plus avancée et la pente de son toit à deux versants droits est moins prononcée. La désignation comprend aussi le terrain. La maison François-Jacquet-Dit-Langevin se situe au coeur de l'arrondissement historique de Québec, en bordure de l'une des plus anciennes rues de la Haute-Ville, à proximité du château Frontenac.

Valeur patrimoniale

La valeur patrimoniale de la maison François-Jacquet-Dit-Langevin réside dans son intérêt historique et son ancienneté. D'une part, cette résidence témoigne de l'expansion résidentielle et urbaine à Québec dans le dernier tiers du XVIIe siècle. En effet, jusqu'alors la haute-ville était presque entièrement occupée par de grandes propriétés environnées de jardins appartenant aux communautés religieuses et au gouvernement colonial. En raison de la densité d'occupation de la basse-ville, des lots sont désormais concédés le long des quelques rues qui délimitent ces propriétés. Le corps de logis d'origine de cette maison est ainsi élevé en 1675, sur un terrain attribué l'année précédente par les Ursulines à François Jacquet dit Langevin (mort en 1677), maître couvreur en ardoise. La construction borde la rue Saint-Louis, l'une des premières artères apparues sur le plateau, et sa situation en retrait de la voie publique s'explique par une légère modification de son ancien tracé. Il s'agit de l'une des plus anciennes demeures qui subsistent dans l'arrondissement historique de Québec et même au Québec. D'autre part, cette demeure est associée à l'écrivain Philippe Aubert de Gaspé (1786-1871) qui, sans jamais y résider, en devient propriétaire en 1816, année où il reçoit une commission de shérif du district de Québec. Avocat et seigneur de Saint-Jean-Port-Joli, il est l'auteur du roman « Les Anciens Canadiens ».

La valeur patrimoniale de la maison François-Jacquet-Dit-Langevin réside aussi dans son intérêt architectural. Le corps de logis érigé en 1675 par Pierre Ménage (1648-1715), maître charpentier, et reconstruit vers 1690 par François de Lajoüe (1656-1719), arpenteur, mesureur et entrepreneur, présente les caractéristiques de la tradition française introduite en Nouvelle-France par ces constructeurs et leurs collègues. De petites dimensions, ce corps de logis présente une épaisse maçonnerie de pierre crépie et un toit aigu à deux versants droits. L'annexe adossée à l'arrière en 1795 possède un grand âtre de cuisine caractéristique des intérieurs de cette époque. Le second corps de logis, ajouté entre 1818 et 1820, n'avait qu'un étage et demi à l'origine et sa façade a été reculée en 1898, lors de l'élargissement de la rue Saint-Louis. Il a été, par la même occasion, surhaussé d'un étage et coiffé d'un toit à deux versants de pente moyenne, adoptant ainsi le gabarit des demeures urbaines de la fin du XIXe siècle. L'intérieur de la maison comprend un lambris à caissons, des armoires encastrées et un plafond à poutres apparentes et planches à couvre-joints, qui illustrent les aménagements et les méthodes de finition utilisés aux XVIIe et XVIIIe siècles. La maison François-Jacquet-Dit-Langevin est donc représentative de l'évolution de l'architecture résidentielle entre le XVIIe siècle et le tournant du XXe siècle.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

Éléments caractéristiques

Les caractéristiques de la maison François-Jacquet-Dit-Langevin liées à son implantation comprennent, notamment :
- l'adaptation à la dénivellation;
- la situation en retrait du premier corps de logis;
- la situation en bordure de la rue du second corps de logis.

Les caractéristiques de la maison François-Jacquet-Dit-Langevin liées à son intérêt historique et à son ancienneté comprennent, notamment :
- son corps de logis érigé en 1675;
- son emplacement en bordure de l'une des premières rues tracées dans la partie haute de l'arrondissement historique de Québec.

Les caractéristiques de la maison François-Jacquet-Dit-Langevin liées à son intérêt architectural comprennent, notamment :
- les éléments du premier corps de logis témoignant de la tradition française, dont ses petites dimensions, l'élévation d'un étage et demi, la maçonnerie de pierre crépie, le toit aigu à deux versants droits, les lucarnes à croupe et la lucarne à pignon, les fenêtres à battants à petits carreaux, les lambris à caissons ornés de panneaux soulevés à fort relief, les armoires encastrées ainsi que les plafonds à poutres moulurées et couvre-joints;
- les éléments de l'annexe érigée en retour d'équerre à l'arrière du premier corps de logis et témoignant de la tradition française, dont l'élévation d'un étage et demi, la maçonnerie de pierre crépie, le toit aigu, les ouvertures dans le soubassement, les lucarnes à croupe, les fenêtres à battants à petits carreaux et le grand âtre;
- les éléments du second corps de logis témoignant de l'architecture urbaine au XIXe siècle, dont l'élévation de deux étages et demi, le toit à deux versants droits de pente moyenne, le portail en bois à pilastres et entablement ainsi que la lucarne à pignon;
- ses matériaux, dont la couverture en tôle à baguettes et les chambranles en bois moulurés;
- ses ouvertures, dont les fenêtres à grands et à petits carreaux du second corps de logis et les portes à carreaux.

Reconnaissance

Juridiction

Québec

Autorité de reconnaissance

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Loi habilitante

Loi sur les biens culturels

Type de reconnaissance

Monument historique classé

Date de reconnaissance

1957/05/02

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Historique

Résidence
Logement unifamilial

Architecte / Concepteur

s/o

Constructeur

François de Lajoüe

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Ministère de la Culture et des Communications. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

92636-81359

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

RECHERCHE DANS LE RÉPERTOIRE

Recherche avancéeRecherche avancée
Trouver les lieux prochesTROUVER LES LIEUX PROCHES ImprimerIMPRIMER
Lieux proches