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De 1775 à 1783
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De 1775 à 1783
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Guerre de l'Indépendance américaine.
Treize colonies américaines mécontentes de l'autorité
exercée par les Britanniques rompent toutes leurs relations avec la
métropole et déclarent leur indépendance. Cet acte de sécession
déclenche une longue guerre sanglante entre les forces britanniques
et les patriotes américains. À la suite du traité de Paris, qui met
un terme aux hostilités, de nombreux loyalistes persécutés se
réfugient en Grande-Bretagne et dans les autres colonies
britanniques. Cette guerre marque le début d'un siècle de conflit
militaire et politique entre la Grande-Bretagne et les États-Unis,
pendant lequel auront lieu la guerre de 1812 et de nombreuses
querelles frontalières. L'indépendance des États-Unis déclenche
également une lutte entre les Américains et les Amérindiens pour le
contrôle des terres situées au nord de la rivière Ohio. Les
affrontements se multiplient dans la région avec l'arrivée d'un
nombre croissant de pionniers américains. La rivalité entre les
deux groupes pour la domination de ces terres convoitées se
poursuivra jusqu'au XIXe
siècle.
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1778
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1778
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La marine provinciale, une force navale en eau douce,
est créée pour patrouiller les Grands Lacs, le lac Champlain et le
fleuve Saint‑Laurent.
Après avoir assuré son contrôle de l'Amérique du Nord
en défaisant la France lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763),
la Grande‑Bretagne a besoin d'un service maritime afin
d'approvisionner et de maintenir le contact avec ses postes des
Grands Lacs. La marine provinciale est créée à cette fin et elle
entraîne l'établissement de chantiers navals à Kingston
(1790) et à Amherstburg
(1796), dans le Haut‑Canada, et à l'île
aux Noix (1812), dans le Bas-Canada.
Quand la guerre éclate en 1812, les petits bâtiments légèrement
armés de la marine provinciale servent essentiellement au transport
de troupes et aux approvisionnements. Si elle excelle à cette
tâche, elle s'avère moins efficace comme force navale contre la
flotte du commodore américain Isaac Chauncey sur le lac Ontario. En
mai 1813, les professionnels de la marine royale, sous les ordres
du commodore sir James Lucas Yeo, prennent le commandement de la
marine provinciale.
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1779
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1779
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Des réfugiés loyalistes américains commencent à émigrer
en Amérique du Nord britannique.
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1787
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13 juillet 1787
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Le Congrès des États-Unis adopte l'Ordonnance du
Nord-Ouest, qui permet la création de nouveaux États dans les
territoires au nord de la rivière Ohio et à l'est de la rivière
Mississippi. Malgré des dispositions législatives prescrivant un
traitement équitable des Premières nations dans la région, les
colons américains continuent d'empiéter sur les terres des
Amérindiens.
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1789
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1789
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À Kingston, dans le Haut‑Canada, les Britanniques
établissent un chantier naval, qui deviendra leur principal
chantier de construction des navires de combat sur les Grands Lacs
pendant la guerre de 1812.
Kingston devient le centre des activités navales
britanniques sur le lac Ontario lorsque la marine provinciale y
établit, sur la pointe
Frederick, un chantier naval ainsi qu'une
base servant au transbordement crucial des marchandises à
destination et en provenance des Grands Lacs. Kingston sera une
menace permanente pour les Américains, qui n'auront pas la capacité
de prendre la ville et qui ne l'attaqueront qu'une seule fois
pendant la guerre, lorsque leur escadron pourchassera le
HMS Royal George jusque dans le port. Le
chantier naval produira un grand nombre de navires de guerre
destinés à l'escadron du commodore sir James Lucas Yeo, notamment
le St. Lawrence de la Royal Navy. Pendant la guerre,
le chantier hébergera des centaines de marins et emploiera autant
d'ouvriers qualifiés, dont beaucoup seront recrutés à Québec en
raison du manque de travailleurs dans le
Haut‑Canada.
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Humiliés par les conditions des quatre traités signés
avec les États-Unis (ceux du fort Stanwix en 1784, du fort McIntosh
en 1785, du fort Finney en 1786 et du fort Harmar en 1789), qui
permettent la colonisation de certaines parties de la vallée de
l'Ohio par les Américains, des Premières nations de la région
regroupées en confédération déclenchent une guerre pour conserver
leurs terres. Le conflit se poursuivra jusqu'en 1795.
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1790
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Octobre 1790
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Une confédération de guerriers des nations Miami,
Shawnee, Lenape (Delaware) et Nishnabek (Potawatomi) dirigée par le
chef Petite Tortue (Michikinikwa) dans le territoire situé au
nord-ouest de la rivière Ohio remporte la victoire sur une
expédition militaire américaine menée par le brigadier-général
Josiah Harmar.
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1791
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4 novembre 1791
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Au terme de la bataille de la Wabash, une seconde
expédition américaine dans le territoire du Nord-Ouest, dirigée
cette fois par Arthur St. Clair, le gouverneur de cette région, est
vaincue par une confédération de Premières nations menée par le
chef miami Petite Tortue (Michikinikwa).
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1792
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1792
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Les guerres de la Révolution française débutent. Elles
découlent de la Révolution française de 1789 et sont suivies des
guerres napoléoniennes. Les hostilités se poursuivront jusqu'en
1815, mises à part de brèves accalmies de 1802 à 1803 et de 1814 à
1815.
Les guerres de la Révolution française et les guerres
napoléoniennes consistent en une série de campagnes menées contre
la France par diverses coalitions. Le 1er février 1793,
la France, déjà en conflit avec d'autres pays européens, déclare la
guerre à la Grande-Bretagne, qui s'est jointe à la coalition
antifrançaise. Des affrontements terrestres et maritimes ont lieu
dans le monde entier mais principalement en Europe. Ce conflit est
marqué par de nombreuses batailles, notamment l'ultime défaite
infligée à l'empereur français Napoléon à Waterloo par les armées
du duc de Wellington et du maréchal prussien Gebhard von
Blücher en 1815. Pendant la guerre, la France et la Grande-Bretagne
imposent toutes deux des restrictions commerciales qui nuisent à
des pays neutres comme les États‑Unis. Ces mesures ont notamment
comme conséquence de pousser les États-Unis à déclarer la guerre à
la Grande-Bretagne le 18 juin 1812. Les Britanniques, qui sont déjà
engagés dans un conflit contre Napoléon, ont peu de troupes à
envoyer à la défense de leurs colonies en Amérique du
Nord.
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Le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe émet une
proclamation visant à encourager l'immigration des Américains dans
le Haut-Canada. Lors de la guerre de 1812, près de la moitié de la
population de la colonie est d'origine
américaine.
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1792 et 1793
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Des Premières nations de la région de l'Ohio veulent
faire la paix avec les États-Unis à condition qu'aucun colon
américain ne s'établisse au nord de la rivière Ohio. Les
négociateurs américains refusent d'accepter cette frontière, et la
guerre se poursuit.
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1794
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20 août 1794
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Bataille de Fallen Timbers, territoire du Nord-Ouest.
Une troisième expédition militaire américaine envoyée dans le
territoire, cette fois mieux préparée et dirigée par le
major-général Anthony Wayne, remporte la victoire sur la
confédération de Premières nations du chef miami Petite Tortue
(Michikinikwa).
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19 novembre 1794
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Traité de Londres (Jay Treaty) : Le Traité
d'amitié, de commerce et de navigation est signé. Il définit
la façon dont la frontière entre l'Amérique du Nord britannique et
les États-Unis sera établie.
Du nom du négociateur américain, le Traité Jay entre
en vigueur le 29 février 1796 pour régler certaines questions non
résolues après la Révolution américaine et aider à éviter la guerre
entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les Britanniques
acceptent de retirer leurs troupes des postes qu'ils occupent en
territoire américain dans la région des Grands Lacs et construisent
donc plusieurs forts en remplacement de ceux qu'ils ont
rendus. L'accord sanctionne aussi le commerce
transfrontalier, quoique les différends commerciaux deviennent plus
tard un enjeu dans les prémisses de la guerre de 1812. Le
traité vient à échéance en 1803 et les tentatives pour sceller un
autre accord échouent, ce qui accentue les tensions entre les deux
nations.
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1795
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3 août 1795
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Le traité de Greenville entre les États-Unis et une
confédération de Premières nations, signé à la suite de la bataille
de Fallen Timbers, permet la colonisation par les Américains d'une
grande partie de la vallée de l'Ohio. Affligées par la perte de
leurs terres, certaines de ces nations, dont les Shawnee,
s'allieront aux Britanniques lors du déclenchement de la guerre de
1812.
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1796
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De 1796 à 1799
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Les forts George, Amherstburg et St. Joseph sont
construits par les Britanniques pour remplacer des postes récemment
cédés en territoire américain.
Comme elle s'y est engagée à la signature du traité
Jay en 1794, la Grande-Bretagne cède aux États-Unis plusieurs
postes établis dans l'Ouest. Pour conserver sa position
stratégique, elle érige donc trois forts le long des routes de
transport sur les Grands Lacs. D'abord, le fort
George est construit en face du fort
Niagara pour garder la mainmise sur l'importante route
d'approvisionnement reliant les lacs Ontario et Érié. Après la
cession du fort Détroit, le fort
Amherstburg et son chantier
naval sont également établis pour
surveiller les déplacements sur la rivière Détroit. Enfin, pour
contrebalancer la présence militaire américaine au fort Mackinac
dans le secteur supérieur des Grands Lacs et pour protéger le
commerce des fourrures, le fort
St. Joseph est construit sur l'île
St. Joseph. Ces postes ne seront fortifiés qu'en 1799. Ils seront
des centres d'activités des forces armées et du département
britannique des Indiens.
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1798
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16 novembre 1798
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Au large de Cuba, les marins d'un escadron de la Royal
Navy abordent le sloop USS Baltimore et réquisitionnent
les 55 membres d'équipage. Cinquante d'entre eux seront plus tard
remis en liberté, mais les Américains sont outrés par cette
violation de la souveraineté de leur pays.
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1799
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1799
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Arrivée de renforts britanniques à Québec : le
1er bataillon du 41e régiment.
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1802
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1802
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Arrivée de renforts britanniques à Québec : le
49e régiment accompagné du lieutenant-colonel Isaac
Brock.
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1803
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8 août 1803
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Levée du régiment des Canadian Fencibles. Créé à
l'origine en Grande-Bretagne, le régiment est composé de soldats du
Haut et du Bas-Canada et servira dans les deux provinces pendant la
guerre de 1812.
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1806
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Avril 1806
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Pendant la guerre que se livrent continuellement entre
la Grande-Bretagne et la France, la Royal Navy impose un blocus sur
les côtes françaises afin d'exercer des pressions économiques sur
l'ennemi.
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De 1806 à 1812
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Les marines britannique et française violent le droit à
la libre circulation des navires américains en haute
mer.
Pendant les guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne
et la France tentent toutes deux de ruiner l'économie adverse en
imposant une série de restrictions aux échanges commerciaux avec
des pays neutres. Les vaisseaux britanniques et français se
permettent donc de saisir les navires marchands américains
transportant des marchandises destinées à leur ennemi. En
représailles à cette violation des principes de libre circulation
en haute mer, les États-Unis adoptent une série de lois comme la
loi sur l'embargo (Embargo Act) de 1807. Par ailleurs, les
Britanniques interceptent et fouillent les navires marchands
américains et les bâtiments de la marine des États-Unis, soi-disant
à la recherche de déserteurs britanniques, mais réquisitionnent en
fait de nombreux citoyens américains et les obligent à servir dans
la Royal Navy. En 1812, les cris de guerre lancés par les
Américains ont trait à la défense de la liberté commerciale et des
droits des marins.
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21 novembre 1806
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Napoléon promulgue le décret de Berlin, qui interdit aux
alliés de la France de faire des échanges commerciaux avec la
Grande-Bretagne. Ce décret et d'autres qui le suivront seront
connus sous le nom de système continental.
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31 décembre 1806
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Le traité Monroe-Pinkney entre la Grande-Bretagne et les
États-Unis est conclu. Il comprend certaines concessions en faveur
des Américains sur le plan commercial, mais pas sur la réquisition
des marins. Pour cette raison, le président Thomas Jefferson refuse
de soumettre le traité à la ratification du Sénat.
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1807
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1807
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Arrivée de renforts britanniques à Québec : le
100e régiment et le 10e bataillon royal des
vétérans.
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22 juin 1807
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Le navire de guerre HMS Leopard ouvre le feu
sur l'USS Chesapeake au large du cap Henry, en
Virginie.
De 1796 à 1812, la Royal Navy réquisitionne près de
10 000 marins employés sur des navires commerciaux américains
et les enrôle de force, alléguant habituellement qu'il s'agit de
déserteurs britanniques. Cependant, l'épisode de plus célèbre de
réquisition de marins se déroule à bord d'une frégate de la marine
américaine. Le 22 juin 1807, le HMS Leopard ouvre le feu
sur l'USS Chesapeake au large du cap Henry :
trois hommes sont tués et 16 autres blessés. Un détachement du
Leopard monte à bord du Chesapeake et rassemble
l'équipage. Quatre déserteurs sont faits prisonniers. Lorsque
le Chesapeake réussit à rentrer à Norfolk, les citoyens
déclenchent une émeute. La rumeur de l'incident se répand, et les
protestations prennent de l'ampleur. Résistant aux pressions, le
président Thomas Jefferson se retient de déclarer la guerre,
mais il ferme les ports américains aux navires de guerre
britanniques. L'incident envenime considérablement les relations
anglo-américaines.
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24 août 1807
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Les échanges commerciaux entre l'Amérique du Nord
britannique et les États-Unis sont suspendus. Cependant, Saint John
au Nouveau-Brunswick ainsi qu'Halifax et Shelburne en
Nouvelle-Écosse sont désignés ports francs, et les marchandises
américaines y sont les bienvenues.
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11 novembre 1807
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Afin d'accroître les pressions économiques sur la
France, le gouvernement britannique promulgue des décrets
interdisant aux navires étrangers, même ceux provenant de pays
neutres, de faire des échanges commerciaux dans les ports
européens, à moins de passer d'abord par un port britannique pour y
payer des droits de douane.
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17 décembre 1807
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Napoléon promulgue le décret de Milan, selon lequel tout
navire accostant dans un port britannique sera considéré comme une
propriété britannique et sera donc saisi. Ainsi, les navires de
commerce américains naviguant dans les eaux européennes risquent
maintenant d'être saisis par les navires de guerre français ou
britanniques.
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22 décembre 1807
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Le Congrès des États-Unis décrète un
embargo.
Le 11 novembre 1807, dans le but d'accroître la
pression sur l'économie de la France, le gouvernement britannique
promulgue des décrets interdisant aux navires étrangers de faire
des affaires en Europe sans d'abord s'arrêter dans un port
britannique pour payer des droits de douane. Le 17 décembre,
Napoléon réplique en signant le décret de Milan, selon lequel tout
navire accostant dans un port britannique sera considéré comme une
propriété britannique et pourra ainsi être saisi. Cette guerre
économique entraîne la confiscation de 947 navires américains de
1807 à 1812. La loi sur l'embargo, qui interdit l'exportation de
produits américains dans tous les pays étrangers, vise à obliger la
Grande-Bretagne et la France à assouplir les restrictions qu'elles
ont imposées sur les échanges commerciaux des États-Unis.
Toutefois, elle aura plutôt pour effet de nuire au commerce
maritime américain, qui est principalement concentré en
Nouvelle-Angleterre.
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1808
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Été 1808
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D'importants travaux sont mis en chantier pour améliorer
les fortifications de Québec.
Québec
est le centre militaire et administratif de l'Amérique du
Nord britannique et, en tant que port ouvert aux navires
océaniques, la porte d'entrée du continent. Sa protection est donc
d'une importance capitale. Craignant les représailles à la suite de
la Révolution américaine, Gother Mann, commandant des Royal
Engineers au Canada, dresse un plan pour renforcer les défenses de
la ville. Son successeur, Ralph Bruyeres des Royal Engineers,
réalise une partie de ce plan qui comprend ravelins et ouvrages
extérieurs formant le bastion St-Louis, une nouvelle ligne de
défense constituée de quatre tours Martello et plusieurs
poudrières. Les Britanniques poursuivent les travaux de
renforcement tout au long de la guerre, notamment par l'ajout
d'une citadelle
(1820-1831).
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1809
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1 mars 1809
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Le président Thomas Jefferson autorise l'adoption d'une
loi qui met fin à l'embargo et permet la reprise de tous les
échanges commerciaux, sauf ceux avec la Grande-Bretagne et la
France.
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4 mars 1809
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James Madison est assermenté président des États-Unis.
Dans ce pays, la guerre de 1812 sera connue sous le nom de
« guerre de M. Madison ».
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Mai 1809
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Arrivée de renforts britanniques à Québec : le
1er bataillon du 8e régiment.
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1810
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1810
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Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry revient au
Canada. Il devient l'aide de camp du major-général Francis de
Rottenburg.
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1 mai
1810
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Par l'adoption du projet de loi no 10 (appelé
projet de loi Macon d'après le représentant qui est à son origine,
Nathaniel Macon), le Congrès permet la reprise des échanges
commerciaux avec la Grande-Bretagne et la France, mais promet de
mettre fin aux échanges avec l'ennemi de la première des deux
puissances à lever ses restrictions à l'encontre des navires
neutres.
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11 septembre
1810
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Le New Brunswick Regiment of Fencible Infantry, levé en
1803, devient un régiment de ligne, le 104e régiment
d'infanterie.
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2 novembre 1810
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La France annonce qu'elle révoque ses décrets à
l'encontre des navires de commerce neutres. Le président James
Madison donne trois mois à la Grande‑Bretagne pour faire de
même.
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1811
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1811
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Arrivée à Québec des Royal Newfoundland
Fencibles.
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Des quartiers
militaires sont aménagés sur
la rue Saint-Louis à Québec, dans le Bas-Canada.
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Le major-général Isaac Brock est nommé administrateur et
commandant militaire du Haut-Canada. Cette nomination au titre de
responsable des affaires civiles et militaires permet à Brock de
mobiliser plus efficacement les ressources défensives de la
colonie.
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2 mars 1811
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Le président James Madison interdit les échanges
commerciaux avec la Grande-Bretagne.
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1 mai 1811
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La frégate de la Royal Navy HMS Guerrière
arraisonne le brick américain Spitfire au large de Sandy
Hook, au New Jersey, et réquisitionne un marin
américain.
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16 mai 1811
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Confondant le sloop HMS Little Belt avec le HMS
Guerrière, l'USS President ouvre le feu sur le
Little Belt au large de la côte de la Caroline du Nord.
Neuf marins britanniques sont tués et 23 autres sont
blessés.
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Septembre 1811
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Des décrets britanniques restreignent les échanges
commerciaux américains dans les Antilles britanniques.
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13 septembre 1811
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Arrivée à Québec du nouveau gouverneur général, sir
George Prévost.
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4 novembre 1811
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Le douzième Congrès des États-Unis commence ses
travaux.
Le douzième Congrès des États-Unis est marqué par la
présence d'une dizaine de nouveaux députés provenant des États du
Sud et de l'Ouest. Surnommés les faucons, ces hommes font partie de
la première génération d'Américains qui sont devenus adultes après
la Révolution. Ils sont révoltés par l'enrôlement forcé et le
non-respect de la neutralité des États-Unis en haute mer. De plus,
ils croient que la conquête de l'Amérique du Nord britannique
mettrait fin au soutien supposément apporté par les Britanniques
aux Amérindiens, et ouvrirait ainsi la voie à la domination par les
Américains du commerce des fourrures dans le Nord. Ironiquement, la
principale région maritime du pays, la Nouvelle-Angleterre, est
opposée à une guerre avec la Grande-Bretagne, mais comme les
faucons sont majoritaires à la Chambre et au Sénat, il semble de
plus en plus probable qu'un conflit armé sera
déclenché.
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7 novembre 1811
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Après la bataille de Tippecanoe, une force composée de
troupes régulières et de miliciens américains, dirigée par le
major-général William Henry Harrison, gouverneur du territoire de
l'Indiana, incendie le village de la nation Shawnee surnommé
« ville du prophète ».
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